Les petits secrets des sodas

 

 

L'histoire commence avec Joseph Priestley en 1767, un chimiste anglais, qui parvient à incorporer du CO2 dans de l'eau. Le suisse Johann Jacob Schweppe lui emboîte le pas et ouvre à Londres en 1792, la première usine de sodas.

En 1870, l'indian Tonic s'inspire des cocktails que les Anglais boivent en Inde pour lutter contre le paludisme.

A philadelphie, en 1876, Charles Hires lance la Root Beez, aux arômes de sassafras et de salsepareille, deux plantes médicinales.

C'est en 1885 que le Texan Charles Alderton conçoit le Dr Pepper.

Et un an plus tard, en 1886, John Pemberton, pharmacien à Atlanta, invente le Coca-Cola, à base de coca et de noix de cola.

Il s'était inspiré du vin Mariani, le vin du coca du pharmacien corse Angelo Mariani (1863).

Au XXème siècle les marques se multiplient en Europe, surtout les recettes à base d'orange.

En 1936, Orangina naît à Marseille, fruit de la rencontre entre Léon Breton, propriétaire d'orangeraies en Algérie, et un pharmacien espagnol.

En Allemagne, Fanta apparaît sous Hitler en 1940. Le groupe Perrier Vittel crée Pshitt! une boisson gazeuse aromatisée à l'orange ou au citron en 1955.

Ce nom s'inspire du slogan inventé par le publicitaire français Jean Davray : "Perrier, l'eau qui fait pschitt". La marque disparaît en 2005.

 

Comment c'est fait ? : De l'eau, du gaz et du sirop végétal :

 

De l'eau, du sucre, du gaz carbonique et des extraits de plantes ou de fruits : voilà les ingrédients essentiels d'un soda.

 

Pour ceux qui sont à l'orange, les extraits de fruits, préalablement pressés sur leur lieu de récolte (pulpe, zeste, jus), sont d'abord mélangés aux sucres puis additionnés d'eau.

La fabrication consiste à préparer un sirop concentré issu du malaxage de sucre, d'arômes et d'acidifiants avec un peu d'eau, et qu'on laisse reposer.

Ce sirop est ensuite dilué avec de l'eau et gazéifié, quasiment en même temps, par injection d'un dioxyde de carbone. 

L'adjonction de gaz se fait à froid et sous pression, directement dans la ligne de fabrication et avant embouteillage.

Elle crée une sorte de turbulence qui assure un mélange optimal entre le gaz et le liquide. Une partie du gaz vient ensuite se loger dans l'espace situé entre le liquide et le bouchon, où il augmente la pression de l'air. D'où le "pschitt!" caractéristique que l'on entend quand on décapsule la bouteille.

 

 

 

Les industriels font la chasse au sucre avec les versions light :

 

Les fabricants restent discrets sur la formule des recettes de leurs sirops. Les raisons sont à la fois industrielles, pour ne pas livrer leurs secrets aux concurrents et marketing, qui mise sur l'aura de mystère !

On sait toutefois que le Coca-Cola originel contenait de la feuille de coca et de la noix de cola, le fruit du colatier.

Aujourd'hui on y trouve du colorant caramel, de l'acide phosphorique, de l'acide benzoïque, des essences de citron, de vanille...

Si l'on veut connaître dans les détail la composition actuelle, il est impossible de tirer les vers du nez des fabricants, qu'il s'agisse des gros ou des petits producteurs de cola ( Cola"rdèche, Fada Cola, Limouzi Cola, Brezih Cola...).

La recette du Coca à Atlanta (siège social de Coca-Cola) ou à Limoges, reste l'un des secrets les mieux gardés au monde !

 

Mauvais pour la santé ? 

 

Sale temps pour les sodas ... 

Symbôles de malbouffe, ils sont accusés de tous les maux : obésité, diabète, maladie cardio-vasculaires, cancer de la prostate, calculs rénaux, dents rongées par l'acidité...

Selon une étude datant de 2013, ils provoqueraient une surmortalité de 180 000 décès par an dans le monde dont 78% dans les pays en développement où la publicité pour ces boissons est omniprésente. 

Les scientifiques ont aussi alerté sur le rôle des sodas dans le syndrome de Nash

( hépatite non alcoolique), dit "maladie du foie gras humain".

En avril des  chercheurs de Boston ont montré le lien entre la consommation de sodas et des phénomènes de démence, type Alzheimer, et de vieillissement accéléré du cerveau.

C'est pourquoi les marques tentent de redorer leur image comme Orangina qui a noué un partenariat avec l'Union nationale des sports scolaires. 

 

Les sodas sont donc à consommer avec modération !

 

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Manon Bergé

Diététicienne - Nutritionniste

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